Mercredi 30 septembre, 16h48
En dépit de ses 60,85 milliards, un chiffre qui progresse légèrement par rapport à l'an dernier (59,91 milliards en 2009), le ministère de l'Éducation nationale perd 16.000 postes d'enseignants
dans le projet de budget 2010, soit près de la moitié des postes supprimés en 2010 dans la fonction publique. Sur la lancée des années précédentes, les coupes d'emplois s'accélèrent: 11.200
postes avaient été supprimés au budget 2008 et 13.500 au budget 2009.
En 2010, les postes d'enseignants supprimés seront essentiellement ceux de jeunes fonctionnaires stagiaires grâce à une importante réforme en cours sur la formation des professeurs des écoles,
collèges et lycées. Dès la première année d'application de la réforme, à la rentrée 2010, les étudiants qui auront réussi le concours d'enseignant ne seront plus affectés en IUFM (Instituts
universitaires de formation des maîtres), mais directement en fonction, devant des classes, ce qui permettra d'économiser des milliers de postes de fonctionnaires stagiaires.
De son côté, l'enseignement supérieur et la recherche font partie, cette année encore, des vainqueurs des arbitrages. Comme la ministre Valérie Pécresse s'y était engagée, aucun poste ne sera
supprimé en 2010. En revanche, le passage à l'autonomie d'une cinquantaine d'université d'ici à janvier 2010 provoque un transfert d'environ 60.000 postes entre l'Etat et les opérateurs que sont
les universités. La Mission Enseignement supérieur et Recherche disposera en 2010 d'un budget de 25,43 milliards d'euros, soit une progression de 1,8 milliards d'euros. En particulier, 182
millions d'euros supplémentaires seront consacrés aux rémunérations et carrières des personnels de l'enseignement supérieur.
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Il est à noté que ceux-ci seront cependant préalablement recrutés au niveau master (bac+5, formation non rémunérée...). Toutefois, on peut se demander quelle sera
leur réelle maîtrise de la pédagogie et de la psychologie de l'enfant. C'est ce que dit la FCPE qui s'oppose clairement à cette réforme aberrante. Lire également (lien ci-dessous) l'avis des
enseignants d'IUFM...
http://iufmparis.canalblog.com/archives/2009/10/02/15286907.html
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La FCPE refuse que la formation professionnelle des enseignants soit anéantie - 27 mai 2009 :
Les parents d’élèves ne veulent pas d'enseignants non formés. Enseigner est un métier qui s'apprend !
Les élèves n’ont rien à gagner à la réforme de la formation des enseignants que prépare le gouvernement. Le CTPM (Comité technique paritaire ministériel) devait examiner aujourd’hui les projets
de décrets présentés par Xavier Darcos. Les mesures envisagées anéantissent la formation professionnelle des enseignants alors que celle-ci est revendiquée par tous comme indispensable pour faire
réussir tous les jeunes dans toutes leurs différences.
Les parents d’élèves veulent que cette formation soit renforcée alors que le ministre la réduit de moitié. Les nouveaux enseignants seront très insuffisamment, pour ne pas dire pas du tout,
formés à la pédagogie et à la psychologie de l’enfant.
Le ministre propose uniquement de rallonger la formation disciplinaire des enseignants d’une année pour atteindre le niveau master. Formation non rémunérée, qui sera à la charge des étudiants et
par conséquent de leurs parents, ce qui ne pourra conduire qu’à faire de l’enseignement une filière encore plus sélective socialement qu’aujourd’hui.
Avec la suppression des IUFM, l’Etat se désengage de la formation de ses personnels pour la confier aux universités mises en concurrence. Cela ouvre la voie à une privatisation de cette
formation. L’accord signé par l’Etat avec le Vatican pour la reconnaissance des diplômes délivrés par les universités catholiques est-il en rapport avec ce choix ?
Non, les parents d’élèves ne veulent pas d'enseignants non formés. Enseigner est un métier qui s'apprend !
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On peut se demander quelle sera la prochaine étape. En effet, si les enseignants n'ont pas besoin d'apprendre leur métier, pourquoi nos enfants auraient-ils
besoins d'école, alors que l'entreprise ou la famille pourraient leur offrir un cadre de mise en pratique tellement plus efficace... non là je délire... à peine car nos énarques et politiques de la
rue de Grenelle (sous une mauvaise influence) regardent déjà d'un sale oeil les petites sections de maternelle.